Interprétariat

Présentation du projet

Le projet « Accessibilité aux services d’interprétariat pour les femmes immigrantes, réfugiées et à statut précaire » vise à accroître l’accès équitable aux services d’interprétariat pour les femmes immigrantes, réfugiées et à statut précaire en contexte de maison d’aide et d’hébergement pour les femmes victimes de violence conjugale et/ou d’autres formes de violences. Ce projet est financé dans le cadre du Programme d’Appui aux Collectivités (PAC) du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec (MIFI) et exécuté en alliance avec le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC), la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes (FMHF)et l’Alliance des maisons d’hébergement de 2e étape pour femmes et enfants victimes de violence conjugale.

Approche

Le projet vise à travailler deux axes d’action. Le premier axe correspond aux services d’interprétariat pour les femmes allophones victimes de violence et contemple la formation des interprètes et le financement pour l’accès aux services. Un deuxième axe vise à développer des liens entre les maisons d’hébergement et les organismes d’accueil et intégration des personnes immigrantes ainsi qu’avec d’autres projets reliés à la problématique de la violence envers les femmes.

Objectifs

L’objectif principal de ce projet est de répondre à l’action 47 du Plan d’action gouvernementale en matière de violence conjugale 2018-2023 de « Veiller à ce que les femmes et les filles immigrantes et issues de minorités ethnoculturelles disposent d’outils adaptés à leurs réalités et pertinents au regard des divers enjeux que soulève la violence conjugale » en renforçant les services d’interprétariat auprès des femmes allophones victimes de violence conjugale et la collaboration entre les réseaux d’accueil, d’établissement et d’intégration des personnes immigrantes et de lutte contre la violence faite aux femmes.

Les objectifs spécifiques sont :

  • Accroître l’accès équitable aux services d’interprétariat pour les femmes immigrantes, réfugiées et à statut précaire en contexte de maison d’aide et d’hébergement
  • Renforcer les partenariats entre les maisons d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale et les organismes d’accueil et d’intégration des personnes immigrantes et réfugiées, afin de mieux répondre aux besoins des femmes immigrantes violentées.

Historique

Le projet d’accès à l’interprétariat au sein de la TCRI a commencé en juillet 2021 à la suite de l’obtention d’un financement dans le cadre du Programme d’Appui aux Collectivités (PAC) du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration du Québec (MIFI) avec la collaboration des regroupements des maisons d’aide et d’hébergement. Ce projet répond à un besoin historique de services d’interprétariat spécialisés pour travailler avec des femmes allophones victimes de violence et l’absence de référencement entre les organismes du secteur d’accueil et d’intégration des personnes immigrantes et les maisons d’aide et d’hébergement.

Principales activités

  • Déploiement d’un fonds d’urgence permettant aux femmes allophones victimes de violence d’avoir le service d’interprétariat dans le cadre des interventions des maisons d’aide et d’hébergement au Québec.
  • Développement d’un modèle de service visant à établir une procédure d’accès au service d’interprétariat pour les maisons d’aide et d’hébergement partout le Québec.
  • Formation des interprètes et des intervenants du secteur communautaire de l’accueil et de l’intégration sur des problématiques et besoins particuliers des femmes victimes de violence.
  • Développement des alliances et du référencement entre les maisons d’aide et d’hébergement et des organismes d’accueil et intégration des personnes immigrantes.

Samantha Taboada

Coordonnatrice du projet Interprétariat

Samantha Taboada est coordonnatrice du projet Accès à l’interprétariat depuis juillet 2021. Elle a complété une maitrise en Études Internationales option cultures, conflits et paix à l’Université de Montréal. Avant de rejoindre la TCRI, elle a eu une expérience au sein du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’intégration en appuyant des projets reliés aux services d’interprétariat pour les personnes immigrantes allophones. Elle a aussi eu plusieurs expériences en gestion de projets et travail avec des personnes immigrantes et dans d’autres contextes de vulnérabilité au Pérou où elle a obtenu un bac en communication pour le développement.

Diane Carru

Coordonnatrice du projet Interprétariat

À venir!