2 April 2026

Reconnaître l’interdépendance entre l’État et le communautaire

À titre de regroupement de plus de 160 organismes communautaires œuvrant auprès des personnes réfugiées et immigrantes dans leur parcours d’immigration, d’établissement et d’intégration au Québec, la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) exprime sa pleine solidarité avec le mouvement Le communautaire à boutte et se joint à l’appel en participant aujourd’hui au rassemblement devant l’Assemblée nationale à Québec.

En tant qu’interlocutrice nationale, la TCRI porte la voix de plus de 160 organismes communautaires autonomes du secteur de l’immigration au ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI). Chaque année, ce sont plus de 120 000 personnes nouvellement arrivées qui sont accueillies dans les organismes du réseau, tous statuts d’immigration confondus.

L’épuisement des organismes communautaires, le sous-financement chronique, les coupures successives et la précarité dans laquelle les équipes sur le terrain doivent répondre à des besoins criants ont des impacts concrets sur le terrain. Ces réalités portent atteinte à la capacité collective des organismes à remplir leur mission et à offrir des services de qualité aux populations qu’elles accompagnent. Le travail des organismes communautaires a non seulement pour vocation de répondre aux besoins essentiels de la population. Il contribue aussi, de manière complémentaire et indispensable, aux missions de l’État. Reconnaître cette interdépendance passe par la pleine reconnaissance du rôle des organismes, la protection de leur autonomie et l’octroi d’un financement récurrent et adéquat à la mission, permettant notamment des conditions de travail et des salaires décents pour les travailleur·euse·s.

La TCRI invite le gouvernement à collaborer avec les organismes communautaires : ils sont ses meilleurs alliés pour relever les défis qui attendent notre société.