Montréal, le 22 juin 2015.

Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) a annoncé aux organismes de service aux nouveaux arrivants, à 2 semaines d’avis, que le nombre de sessions d’accueil et d’orientation destinées à tous les nouveaux immigrants francophones sera réduit de 25 % à Montréal et en région à compter du 1er juillet 2015.

Actuellement, 19 organismes d’accueil des nouveaux arrivants offrent 460 sessions Premières démarches d’installation et 349 sessions Objectif intégration. Il s’agit pour les nouveaux immigrants d’une porte d’entrée permettant d’établir un premier contact avec le Québec et de se familiariser avec les valeurs et le fonctionnement de la société québécoise. Invoquant une baisse de la demande, le MIDI a décidé unilatéralement et sans préavis de couper 200 sessions, soit 25 % de l’offre de service alors que les organismes concernés constatent que le mécanisme d’information et de référence mis en place par le MIDI pour susciter la participation à ces sessions est défaillant.

Les organismes d’accueil des nouveaux arrivants déplorent l’absence de communication avec le ministère qui permettrait possiblement de clarifier et de rectifier la situation.

Les organismes demandent une révision de cette décision qui ne peut être justifiée ni par une question de besoins moindres, ni par l’absence de ressources financières disponibles. Les nouveaux arrivants ont droit à des services d’accueil accessibles et de qualité partout au Québec, pour lesquels, d’ailleurs, ils paient 490 $ par adulte lorsqu’ils reçoivent leur visa de résidence permanente. Couper dans les services aux nouveaux arrivants mettra en péril le parcours d’intégration de nombreux immigrants.

Rappelons que la compensation financière que reçoit le Québec du fédéral dans le cadre de l’Accord Canada-Québec sur l’immigration connaît annuellement d’importantes indexations. Par conséquent, les dépenses du Québec en matière d’intégration et de francisation n’affectent pas directement le trésor public québécois, d’autant plus que les fonds transférés par le fédéral sont passés de 104 millions $ en 2000 à 340 millions $ en 2015. Cela représente un revenu garanti de plus de 1 milliard $ sur 3 ans pour le Québec.